samedi 1 juillet 2017

Sicile J-5

En commençant la préparation de mon bagage je me suis posé cette question qui peut paraître idiote, mais qui a son importance : est ce que je rentre encore dans mes maillots de bain?...
J'ai essayé tout ça et - ô miracle! - ils me vont encore.
Bon ça fait pas tout à fait le même effet que quand j'avais 10 kg de moins, mais ça le fait.

Et puis après j'ai commencé à me dire : "C'est bien joli tout ça, mais une fois sur la plage ça ne sera pas la même..." J'ai petit à petit vu mes défauts me sauter aux yeux, prendre de l'importance et finalement leur laisser toute la place. Je voyais d'ici les regards réprobateurs des "fitgirls", les mines de dégoûts à demi dissimulées et les rires moqueurs des sales mioches.



Plus tard en navigant sur internet je me suis sentie envahie par toutes ces pubs et autres spots mettant en avant des tas de filles toutes plus minces les unes que les autres avec tout un tas de petites phrases du genre "être parfaite en bikini", "objectif -5kg", Prête pour l'été?..."

Prête pour l'été?!...
je crois que c'est la pire de toutes. Comme s'il fallait passer un test ou obtenir une autorisation pour avoir le droit de crâner en 2 pièces sur la plage.

Depuis la sortie de l'hiver on nous presse d'avoir un corps parfait, un corps qui soit "montrable" dans ton itsi winy tiny winy tout petit petit bikini. On veut des muscles, des jambes aiguisées comme des couperets, des fesses en béton, un ventre plat avec option tablettes de chocolats si possible et pas un poil qui dépasse! On nous somme d'avoir une peau aussi lisse qu’une Madonna photoshopée et surtout surtout le moindre gramme de graisse est totalement prohibé sur la plage. La cellulite, le bidou et autres bourrelets ce n'est pas très instagramable vous voyez...

Les magazines s'échinent à nous faire croire que la norme c'est d'être mince, voire très mince et qui, sous couvert de "vouloir ton bien" te font complexer sur le moindre petit truc.

  Faut rentrer dans le moule pour faire bander les foules!

Mais qui a décidé de ça? Si on foutait la paix aux femmes un peu? Si on arrêtait de vouloir contrôler leurs corps? (Et je dis bien leurS corps avec un s, parce que non il n'y a pas qu'un seul modèle!) Qui a décidé qu'un 36 était plus sexy qu'un 44?

A l'approche de l'été et des vacances on parle beaucoup de "bikini body", mais ça veut dire quoi?
En vrai tout le monde a un bikini body. On ne devrait pas se sentir obligée de se cacher quand nos fringues vont au delà du 38 ou qu'une partie de notre corps ne correspond pas aux normes des magazines.

Alors montrez vous!


Merci à Jasmin, ma coloc d'amour, pour le prêt du bikini et les photos.

samedi 24 juin 2017

Sicile J-12

Les jours passent et le départ approche. C'est le moment de faire le point sur mes objectifs pendant ce voyage. Voyage qui tient plus de la retraite spirituelle que de la pension complète au Club Med.

    Déconnecter

Je pars sans ordi, sans tablette. Je prends quand même mon téléphone, mais avec l'idée d'y toucher le moins possible. Pas de mail, pas de Facebook, ni d'Instagram, pas de blog non plus. Juste mes carnets et des stylos, mes appareils photos et c'est tout!

    S'engager dans la voie du minimalisme

J'ai toujours eu du mal à faire le tri, à ne pas me surcharger ou même plus simplement à ranger. Et tout ça aussi bien dans ma chambre que dans ma tête. Alors je me dis que si j'arrive à tenir un mois avec le bagage le plus léger possible, peut être que j'arriverai à désencombrer mes placards, me débarrasser des objets inutiles et enfin faire disparaitre ces choses qui trainent avec la fameuse étiquette "ça peut toujours servir". Dernièrement j'ai souvent entendu cette petite phrase "less is more", ça sera l'occasion de vérifier l'adage! 
Ayant été élevée dans une grande famille d'accumulateurs compulsifs, je ne serai sûrement jamais un ayatollah du minimalisme ou une folle du rangement. J'aime bien quand il y a un peu de bordel, mais se décharger, vivre avec moins pour vivre mieux ça peut pas faire de mal...

    S'écouter

Faire les choses parce que j'en ai envie, pas juste parce que je me sens obligée. Me reconnecter avec mon corps, mon intuition et mes envies qui ont été mise de côté pendant bien trop longtemps et pour ça il faut...

    Prendre le temps

Ne plus se précipiter ou agir dans l'urgence. Laisser les choses couler. Ne pas avoir peur d'être en retard et pour ça la Sicile c'est le meilleur endroit au monde. C'est comme si les gens vivaient au ralenti, qu'ils s'étaient affranchis des horaires et des obligations.


Un mois pour vivre à la sicilienne. Un mois pour PROFITER! 


Un des innombrables coucher de soleil qui m'attendent... 

mercredi 7 juin 2017

Hit the road Marine!




Partir. 
Laisser tout derrière soi. 
Voir autre chose. 
Se retrouver seule avec soi même. 
Mettre son cerveau en pause. 
Déconnecter.

Dans un mois tout pile c'est exactement ce que je vais faire. Je me tire ! Je prends la poudre d'escampette ! Je disparais de la circulation ! 
Un mois en dehors du temps, un mois pour lâcher prise, faire le point.

Tu connais la fille trop gentille qui ne sait pas dire non ? Qui est toujours prête à te filer un coup de main ? Qui voudrait pouvoir TOUT faire ?... Et bien c'est moi !
La meuf qui culpabilise quand elle s'est accordé un après-midi de glandouille ?... C'est encore moi !
Celle qui croit que dans une journée de 12h on peut en caser 25 ?... C'est moi aussi !
J'ai décidé de ne plus être cette fille.

 Mais changer, c'est long. Très long... 

Et si je reste dans mon périmètre habituel, même en prenant du temps pour moi (chose que je ne faisais jusqu'à lors jamais...) ça va être encore plus long. En tout cas je risque de patiner dans la semoule pendant un moment. En plus mon cerveau est saturé, je n'arrive plus à réfléchir, ni à me concentrer. J'ai perdu le goût de tout : les sorties entre potes, les réunions de famille, les séances de natation cathartique et pire que tout, de la musique. Et là quand tu arrives à perdre la motivation pour quelque chose que tu adores, ça sent le roussi ! D'autant que c'est avec ça que je gagne ma vie...
Alors j'ai décidé de me filer un coup de pouce. D'après mon médecin il paraît que j'ai une sévère carence en vitamine D. Bon et bien aux grands maux les grands remèdes : 1 mois au soleil ça devrait me requinquer. Je prends mes cliques et mes claques direction la Sicile. 



[Petite parenthèse : l'Italie et moi ça a été comme un coup de foudre, la Sicile tout particulièrement. Et chaque fois que j'y retourne je l'aime d'avantage. Au moment où j'ai posé le pied pour la première fois sur cette île je pense que j'ai entraperçu ce que Moïse et toute sa bande ont ressentis quand ils sont enfin arrivés en terre promise. « AAAAAALLLELUIA !! »
Bref, tu vois le tableau...]


Tu imagines bien comme ce dernier mois avant le départ va me sembler long. Alors je compte les jours et j'essaie de me préparer au mieux pour cette aventure. Parce que figure toi que je ne suis jamais parti seule, du moins pas aussi longtemps. Donc bon j'appréhende légèrement. Et puis cette préparation finalement c'est tout aussi important que le voyage lui même. Rien que d'avoir cet objectif et de me concentrer dessus ça m'enlève un poids et ça m'évite (un peu) de finir l'année en marche forcée. Il n'est pas impossible que je te raconte ici quelques étapes de ma préparation. 

Préparation au voyage, préparation au(x) changement(s)...


Les photos que tu vois là je les ai prises en 2013 pendant mon premier trip sicilien.

lundi 22 mai 2017

La B.O. de ma vie

En tant que musicienne j'ai toujours de la musique plein la tête. Mais selon les périodes et les évènements qui jalonnent ma vie certains airs me collent plus ou moins à la peau.
Depuis quelques semaines il y a une chanson qui revient sans cesse et qui semble avoir été écrite spécialement pour moi.
Si tu connais la version Disney d'Alice Aux Pays Des Merveilles et qu'il t'arrive d'être en retard il est très probable que tu aies vécu la même chose.


En ce moment, pas moyen d'être à l'heure! 

Pourtant en temps normal ça ne m'arrive jamais.
Mais j'ai comme l'impression que mon corps a compris depuis bien longtemps ce que mon cerveau refuse de voir et qu'il lui envoi des tas de signaux différents mais cette tête de caboche ne veut rien savoir. Du coup je suis totalement déphasée ; je suis incapable de respecter un horaire, je rate des trains, je confonds les jours de rendez vous, j'en oublie certains...
Si ça c'est pas mon subconscient qui me dit : "RALENTI BORDEL!!!" je ne sais pas ce que c'est.


Reste plus qu'à le faire... Le faire vraiment.

dimanche 2 avril 2017

Te Tatoues-Tu?



Il y a un mois j'étais au Mondial duTatouage. Je voulais participer à cet événement depuis longtemps. Je vais te dire, j'ai pas été déçue une seconde.
Des tatoueurs et des tatoués dans tous les coins, tous les styles, tous les âges, toutes les nationalités, le petit « bzzzzz » familier des dermographes en action et la sensation d'appartenir à une grande communauté. Et je me suis dit que ça serait un bon prétexte pour qu'on parle tatouage.

Parce que tu ne le sais pas encore, mais j'aime le tatouage ! Je suis tatouée, certes pour l'instant je n'en ai que 2, mais je bouillonne d'idées et d'envies.
Et là, (presque) tout le monde se demande : « Mais pourquoi ? »
En fait d'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours aimé les tatouages. Au lycée, je dessinais des tatouages au stylo bic sur mes copines d'internat. J'ai même sérieusement pensé à devenir tatoueuse !

La peau c'est un support tellement unique. Selon les personnes et les périodes de la vie, sa texture, sa couleur, son grain... impossible d'avoir 2 fois la même toile. C'est un support qui évolue, qui est toujours en mouvement, qui vit en fait !
Le côté tableau vivant ça a quelque chose de magique, irréel, qui me captive à chaque fois.
Évidemment, j'ai très vite voulu me faire tatouer pour de vrai.
Évidemment tant que j'étais mineure c'était même pas la peine de rêver pour avoir la bénédiction des parents.
Évidemment une fois majeure je n'avais pas le budget pour me lancer tout de suite.
Évidemment quand j'ai réussi à réunir un petit pécule nécessaire pour sauter le pas j'ai beaucoup, beaucoup réfléchis.
Et tout ça, ça m'a pris 10 ans !
Et heureusement ! Sinon je me serai retrouvée la couenne entièrement bleue avant mes 25 ans avec des dessins d'un goût plus ou moins douteux, fait par des tatoueurs eux mêmes plus ou moins douteux...

Avant de passer à l'acte, j'ai épluché des centaines de catalogues de tatoueurs, instagram, facebook, site de tatouages, discuté avec des tas de tatoués, posé 50 000 questions (parfois débiles!). J'ai pris le temps de choisir mon tatoueur, parce que j'en suis arrivé à la conclusion que finalement c'est ça le plus important, avant le dessin, avant l'emplacement : l'artiste ! Je pars du principe que les tatoueurs ne sont pas des imprimantes. Ils ont leur style, leurs points forts, leur créativité, ce sont des artistes avant tout et c'est important de respecter tout ça.

Quand j'ai débarqué pour la première fois dans un salon de tatouage (Hand in Glove, à Paris, pour ne pas le nommer) j'avais une idée super précise et je savais quel tatoueur je voulais.
Après avoir discuté un peu avec lui, il m'explique gentiment pourquoi mon tatouage et son positionnement ne sont pas terrible, il me propose plusieurs autres déclinaisons du motif, mais bof... Je suis pas tellement convaincue. Et là il m'a dit un truc que j'oublierai jamais :
« Tu sais pour un tatouage faut pas faire de compromis. Faut te faire tatouer un truc dont t'as vraiment envie. »
J'ai eu comme un déclic. Y'avait bien un quelque chose dont j'avais très envie, mais j'étais pas sûre que ça soit une bonne idée de commencer par ça, car grosse pièce en vue. Je lui explique et PAF ! Ça a fait des Chocapics ! J'ai senti qu'on s'était trouvé un point commun et qu'on arriverait à s'accorder parfaitement.

Je me suis laissée guider par mon tatoueur et je ne le regrette tellement pas. Bien sûr ce genre de chose ne pourra se produire que si tu t'adresses à quelqu'un dont tu aimes le travail, le style et avec qui tu as un minimum de feeling. Sinon ça peut vite être compliqué.

Bon je te raconte ma vie (remarque on est là pour ça aussi un peu), mais on est encore en droit de se demander pourquoi je me suis fait tatouer et pourquoi j'y retourne (et j'y retournerai encore!)
C'est un peu banal, mais mon corps et l'image que j'en ai c'est une partie de ma vie légèrement compliquée à gérer. Déjà gamine on m'a rabattu les oreilles du fait que j'étais grassouillette, qu'il fallait que je fasse un peu d'effort pour rentrer dans le « moule » afin d'éviter les moqueries, parce que « tu sais ma petite puce, les gens ils sont pas tendre ! » 
Tour à tour trop grande, puis un peu petite (merci poussées de croissances précoces!), s'il y a bien un truc qui est resté constant c'est l'embonpoint. Bref, tous les ingrédients étaient réunis pour que je sois mal dans ma peau. Depuis longtemps je tente de me débarrasser de ce satané embonpoint, mais il fini toujours par revenir, comme un brave chien fidèle à son maître. Si je ne peux pas avoir le contrôle là dessus, qu'à cela ne tienne ! Je peux quand même décider de faire ce que je veux de ce corps mal dégrossi et orner ma peau comme je l'entends.

Oui, je ne rentrerai jamais dans un jeans en fucking taille 36, mais les dessins sur ma peau sont sur mesure!



En me faisant tatouer j'ai trouvé une forme de liberté. J'ai fait un pied de nez à tous ceux, qui, de près ou de loin, directement ou indirectement, ont voulu contrôler mon corps à tel point que j'ai fini par le détester, par me sentir étrangère à cette enveloppe dont je ne peux pas me débarrasser. Grâce à ce petit bout de liberté retrouvée je renoue très très très doucement avec moi même. Le chemin est encore long, mais en écrivant tout ça je me dis que je dois être sur la bonne piste...

dimanche 22 janvier 2017

Au commencement...



J'ai toujours eu un problème avec les débuts. Je ne sais jamais par où commencer. Il y a trop de choses à penser en même temps.
Commencer c'est se questionner, alors voilà ce qu'il s'est plus ou moins passé dans ma tête :

          Pourquoi tu fais ça ?

  1. J'ai envie d'ouvrir un blog
  2. Je fais ce que je veux!

Mais bon faut pas croire, pour arriver à un tel niveau de synthèse ça m'a pris du temps. C'est l'aboutissement de 30000 trucs qui me trottaient dans la caboche : déceptions, petites victoires personnelles, réflexions, doutes, questions, constats... Des pensées plus ou moins fugaces que j'ai eu envie de fixer pour m'aider à y voir clair, mettre de l'ordre pour continuer mon petit bonhomme de chemin et le partager avec toi qui lis ces lignes. Je te prends à témoin si tu le veux bien, me laisse pas revenir en arrière.
Jusque là je n'avais jamais osé. Je me disais toujours que ces trucs là c'était pas pour moi, que je n'écris pas assez bien, que je n'ai rien d'intéressant à dire, blablabla... Il y avait toujours au fond de moi cette toute petite voix qui disais : « Oh quand même, j'aimerai bien faire ça moi ! » Petit à petit au fil des rencontres, des expériences et de mes réflexions cette voix à prit de l'importance jusqu'à dire : « Fuck you ! Je m'en fous je me lance ! »

          T'aurais pas pu faire un journal intime ? plutôt que de nous les briser...

Ouais mais non.
J'ai bien essayé mais ça fini toujours au fond d'un tiroir au bout de 3 jours. 
Et puis tu le relis jamais, et puis tu fais pas d'effort d'écriture, et puis tu passes à côté des choses essentielles pour relater les petits détails insignifiants et puis tu t'emmêles les pinceaux, et puis à chaque fois ça redevient comme le journal de tes 12 ans et puis tu finis par te dire que ta vie c'est de la merde.  
Non, il me fallait autre chose.

          Mais tu sais c'est pas rien de faire un blog. Tu vas faire comment ?

Comme j'en ai envie, comme je le sens.
Quand j'ai franchis le cap j'ai commencé à pas mal réfléchir ; le nom, le contenu... et puis après j'ai commencé à regarder d'autres blogs, notamment ceux des personnes de mon entourage. Et je me disais ; ça c'est cool, et ça aussi ou non je veux pas faire comme ça... Bref j'ai commencé à tout étudier, comparer, disséquer et de fil en aiguille je me suis comparé à eux. Tous ces blogueurs qui ont tellement de choses à dire, sont intéressants, talentueux, créatifs et j'en passe, j'ai fini par me dire «  Non mais attends ma pauvre fille, tu crois vraiment que tu peux faire ça ?... » En visitant ces blogs tout beaux, tout bien organisés, tout parfait en sommes, j'ai un peu paniqué. J'étais à deux doigts de la crise d'angoisse quand j'ai tout fermé et éteint mon ordinateur. « Oh tu fais quoi là ? T'es en train de te trouver encore une excuse pour pas le faire ! Non mais ça ne va pas du tout ! On se secoue les puces, on arrête de se comparer et au boulot ! »

Aller on s'en fout on y va au feeling.

En avant Guingamp !